Qualité de l’air intérieur de bâtiments intégrant des matériaux biosourcés

publié le 9 juillet 2020

Le Plan Régional Santé Environnement 3 Grand Est a par conséquent prévu la réalisation de campagnes de mesures dans ce type de bâtiments, au titre de l’action « Agir pour une meilleure qualité de l’air intérieur auprès des publics sensibles ».

Des campagnes de mesures ont été conduites entre 2017 et 2019 dans 6 bâtiments aux dispositifs constructifs variés (2 Établissements Recevant du Public sensible, 2 maisons d’habitation, 2 hébergements saisonniers).

Outre la recherche de polluants dans l’air intérieur (physico-chimiques, biologiques – moisissures, radiologique – radon) réalisée par ATMO Grand Est, les conditions de renouvellement de l’air ont été examinées et évaluées par le Cerema (Laboratoire Régional de Strasbourg).

Le Cerema a produit un rapport de synthèse de ces 6 campagnes de mesures et les rapports de mesures détaillés comprenant le descriptif précis des bâtiments et matériaux employés sont téléchargeables ci-après.

Les enseignements que l’on peut tirer de ce rapport sont notamment :

  • Renouvellement de l’air à l’intérieur des bâtiments : malgré des systèmes de ventilation parfois sophistiqués (VMC double flux, coexistence de plusieurs systèmes au sein d’un même bâtiment), il est souvent insuffisant. Les problèmes proviennent de la mise en œuvre ou de défauts de réglage de ces systèmes.
  • Présence de polluants : l’étude n’a pas révélé de présence de polluants lié à l’emploi de matériaux biosourcés dépassant les normes réglementaires. Elle met en avant qu’il convient de prêter attention à différents points : l’importance d’un système de ventilation efficace, les produits d’entretien utilisés, les matériaux de décoration et le mobilier choisis, la limitation de l’emploi d’huiles essentielles, les activités et comportements des occupants.
  • L’utilisation massive de bois peut entraîner la présence d’aldéhydes et d’alpha-pinène, qui ne sont pas classés comme cancérigènes mais peuvent parfois provoquer des effets irritants ou allergisants.
  • Le fonctionnement optimal de la VMC complété par une aération régulière des locaux, notamment lors de l’entretien ménager, des activités des enfants (utilisation de colle, feutres pour tableau blanc, …) ou des activités de cuisson permet d’atteindre une meilleure qualité de l’air.

Téléchargez les rapports